Les regrets de Pavel Nedved

Les regrets de Pavel Nedved

« Ah ! Si Nedved avait été là… » En ce 28 mai 2003 à Old Trafford, les regrets étaient de mise parmi les tifosi de la Juventus, suite à la défaite de leur équipe face au Milan AC, en finale de la Ligue des Champions. La rencontre avait livré son verdict aux tirs au but, après un match nul 0 à 0. C'est peu dire que ce jour-là, aura manqué cruellement à son équipe l'infatigable et fougueux tchèque Pavel Nedvěd ; lui qui délivrait régulièrement des passes décisives à Alessandro Del Piero et David Trézéguet ; et qui fut bientôt sacré Ballon d'Or.

L'absence

Nedvěd avait fait les beaux jours du Dukla, puis du Sparta de Prague. Il avait conduit la Lazio à la conquête du scudetto99-2000, devant la Juve ; qu'il rejoignit deux ans plus tard. Surnommé « la furie tchèque à la crinière blonde » en raison de son jeu tout en course et en intensité, Nedvěd avait été le grand homme de la 1/2 finale retour de Coupe des Clubs Champions, gagnée 3 à 1 contre le Real Madrid vainqueur du match aller au Bernabéu par 2 à 1. Grand animateur des Bianconeri, il y avait été l'auteur d'un but mémorable, sur une demi-volée d'une rare puissance. Malheureusement, à quelques minutes de la fin de la rencontre, un tacle malencontreux et inutile sur Steve McManaman avait valu à Nedvěd le carton jaune qui le contraignit à suivre en spectateur la finalissima, l'attendu point d'orgue d'une saison brillante.

Éternels regrets

Actuel Vice-Président de la « Vecchia Signoria », le Ballon d'Or 2003 Pavel Nedvěd ne cache toujours pas ses regrets de n'avoir jamais connu la satisfaction de jouer le dernier acte de cette Coupe aux Grandes Oreilles, le plus prestigieux des trophées de clubs du football. On peut imaginer la détresse d'un Johan Cruyff et d'un Ferenc Puskás ayant eu l'opportunité de tenter la quête d'un Graal qui leur était promis ; et qui n'auront jamais ressenti l'allégresse d'être sacrés champions du monde à la tête de leur sélection nationale.